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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 15:32

 

Tous les jeunes et les chenus

 

À une fête sont venus

 

Qu'en ce château sera demain ;

 

Pour ce sont les hôtels si pleins.

 

Très y aura demain bruit grand,

 

Ils seront assemblés tous quand,

 

Il sera devant tous les gens

 

Dessus une perche d'argent

 

Un épervier très beau assis,

 

Âgé de cinq mues ou de six,

 

Le meilleur qu'on pourra vouloir.

 

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Publié par Pascal Marchand - dans Erec et Enide
5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 15:15

 

Quand Erec eut tout écouté

 

Ce que son hôte a raconté,

 

Lui demande, de lui conter

 

D'où étaient tous ces chevaliers

 

Qu'en ce château étaient venus,

 

Qu'il n'y avait si pauvre rue

 

Ne fut pleine de chevaliers

 

Et de dames et d'écuyers,

 

Ni hôtel si pauvre et petit.

 

Et le vavasseur lui a dit :

 

« Bel ami, ce sont les barons

 

De ce pays-ci environs :

 

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Publié par Pascal Marchand - dans Erec et Enide
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 16:01

 

Très est belle, mais mieux assez

 

Vaut son savoir que sa beauté :

 

Jamais Dieu ne fit rien si sage

 

Ni qui tant soit de franc courage.

 

Quand j'ai tout près de moi ma fille,

 

Tout le monde ne vaut que bille :

 

C'est ma gaieté, c'est mon ressort,

 

C'est mon soleil et mon confort,

 

C'est mon avoir et mon trésor,

 

Je n'aime rien comme son corps. »

 

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Publié par Pascal Marchand - dans Erec et Enide
27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:55

Il n'y a en tout ce pays

 

Nul baron, soit-il de haut prix,

 

Qui ne l'eût pour épouse prise

 

Volontiers selon ma devise.

 

Mais j'attends encor meilleur point,

 

Que Dieu meilleur honneur lui joint,

 

Que l'aventure lui amène

 

Ou roi ou comte qui l'emmène.

 

Y a-t-il sous ciel roi ou comte

 

Qui aurait en ma fille honte,

 

Qui partout est belle à merveille

 

Qu'on ne peut trouver sa pareille ?

 

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Publié par Pascal Marchand - dans Erec et Enide
26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 16:11

 

Fort me pèse, quand je la vois

 

Habillée aussi pauvrement,

 

N'ai pouvoir qu'aller racontant :

 

Tant ai été toujours en guerre,

 

Toute j'en ai perdu ma terre,

 

Et l'ai engagée, et vendue.

 

Et pour qu'elle fut bien vêtue,

 

Si je souffrisse qu'elle prît

 

Ce qu’à donner l'on lui offrît.

 

Même le seigneur du château

 

L'aurait vêtue en bien et beau

 

Et lui aurait tous ses biens fait,

 

Elle est sa nièce et comte il est ;

 

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Publié par Pascal Marchand - dans Erec et Enide

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  • : le blog de Pascal Marchand
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  • : Ce blog donne à lire des poèmes ; des maximes ; des haïkus ; des réflexions diverses ; des réflexions sur l’actualité, dont 5 ont été publiées dans Télérama ; des textes humoristiques, dont 2 ont été publiés dans Fluide Glacial ; des jeux de mots ; et la traduction des 862 premiers vers octosyllabiques rimés du roman « Erec et Enide » de Chrétien de Troyes.
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Il faut savoir dire autre chose »

(Louis Aragon)

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